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Que pensait Neandertal de « Faites l’amour, pas la guerre » ? 

Garros
70 ans
Paris
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Musée de l'hommme
Antoine Balzeau, paléoanthropologue au Musée de l’Homme

Rien ne prouve que Neandertal ait eu un comportement plus ou moins violent qu’Homo sapiens. Tous deux semblaient avoir en effet une réflexion sur la notion d’humanité

 

 

Les études d’ossements d’Homme de Neandertal ont mis en évidence des traces anatomiques de blessures, et notamment de fractures. Mais aucune ne peut être caractérisée comme une blessure volontaire, synonyme de combats, plutôt que d’un accident  de chasse ou lors d’une expédition. « S’il a pu exister des conflits au sein des populations néandertaliennes ou entre des populations, on ne trouve pas à ce jour de traces de violence. Mais l’Homme de Neandertal avait une connaissance de l’anatomie et du soin des blessures très poussée », précise Antoine Balzeau, paléoanthropologue au Musée de l’Homme. Des fractures consolidées retrouvées sur des ossements de l’Homme de Neandertal démontrent en effet des soins élaborés et une immobilisation prolongée.

 

Quant au comportement de l’Homme de Neandertal envers ses congénères, difficile de trancher… Les néandertaliens avaient des comportements symboliques, en offrant par exemple des sépultures aux défunts. Ce qui laisse penser qu’ils avaient une réflexion sur la notion d’humanité, de vie et de mort. Il a été prouvé que des rapprochements sexuels ont eu lieu entre Neandertal et Homo sapiens. Mais si l’on se fie au nombre de gènes transmis à la population européenne, le nombre de relations entre les deux espèces a du être assez limité.

 

Propos recueillis par Rémi Pin

 

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