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Alors que nous évoluons, notre alimentation doit-elle aussi évoluer ?

Lucile
26 ans
lyon
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Musée de l'hommme
Marcel Hladik, éco-anthropologue et ethnobiologiste au Musée de l’Homme

L’alimentation de l’Homme devra sans doute évoluer dans les prochaines décennies par rapport à l’évolution de la planète et des contraintes environnementales. Mais la notion de plaisir restera sans doute déterminante. 

 

 

Des tas de régimes alimentaires existent au niveau mondial, et nous ne sommes pas en mesure d’affirmer qu’un régime est meilleur qu’un autre. Pour autant, des progrès peuvent être faits dans beaucoup de pays pour trouver une meilleure alimentation. Par exemple pour enrayer l’épidémie d’obésité qui touche certaines populations dans les pays occidentaux.

 

C’est là tout le travail des politiques de santé publique. En France, c’est un long travail statistique qui a permis d’élaborer des recommandations nutritionnelles comme, « manger 5 fruits et légumes par jour » ou « manger moins gras, moins sucré, moins salé »…. Bien sûr, les conditions socio-économiques dans les foyers influent beaucoup sur la capacité à accéder à une bonne alimentation. Et au niveau mondial, l’accès à une bonne alimentation n’est toujours pas garanti : 840 millions de personnes étaient sous-alimentées en 2014.

 

« Une des clés pour mieux manger est aussi de comprendre ce que nous mangeons, précise Marcel Hladik, éco-anthropologue et ethnobiologiste au Musée de l’Homme. La part du plaisir est fondamental, mais la réflexion que l’on a de notre alimentation par rapport à l’évolution de la planète l’est peut-être tout autant ».

 

Des études ont montré qu’une personne qui mange un aliment issu de l’agriculture biologique va le percevoir meilleur que s’il provient de méthodes conventionnelles. Là est peut-être le futur d’une meilleure alimentation… Celle qui nous donne du plaisir, mais qui est produite dans des conditions respectueuses de l’environnement. Car si l’Homme veut continuer d’évoluer, il est indispensable qu’il préserve ses ressources naturelles. 

 

Propos recueillis par Rémi Pin

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